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Le temps de lire, de laisser voir, le temps de se poser un instant, un moment, pour laisser, aux mots qui viennent, un espace ouvert

Jeudi 4 janvier 2007

Cela commence toujours comme ça,

                        Je me désèche au bord de la page.

 

et puis les mots reprennent le dessus inlassablement, sans regarder le monde tourner sans moi, sans prendre le temps de s’arrêter un instant, juste pour rien, assis au bord du chemin.

                        La délicate intention de percevoir

 

L’amère couleur du ciel ne peut rien contre cet élan soudain qui me pousse au delà de toute frontière. L’envie de plonger mes mains dans l’océan, de sentir la chaleur âcre du sel sur ma peau et l’acidité du sable se fondre en moi est

                        Comme une balise souverraine,

 

toujours une quête que je ne pourrais achever que sur une côte décharnée. J’ai la lumière exsangue, j’ai la fraicheur de l’aube, j’ai les marques insipides, dans le coeur, dans le sang, dans les charmes encore

                        Pousse sans se soucier

 

et déclame l’ardente frénésie de savoir qui de ces mots ou de moi est le moins réel. C’est sur les murs en ruines que poussent les feuilles les plus tendres, celles que l’on croque amoureusement comme la chair d’un cou tant attendu

                        Au fond du réceptacle des idées.

 

lisse de volupté nacré et de suave sueur. Cela finit toujours comme ça, sur un point suspendu au firmament d’un fil qui, tendu entre deux rives, oscille sous le poids des contretemps.  

Par batist belleau - Publié dans : batist.belleau
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Vendredi 29 décembre 2006

Ayant trouvé que le précédent site d’hébergement avait une éthique qui laissait à désirer, je passerai sur les détails, j’ai décidé d’un commun accord avec moi-même de changer d’adresse sans pour autant changer le contenu.

Par batist belleau - Publié dans : batist.belleau
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Vendredi 29 décembre 2006

            Noël est passé, sans se presser, en soufflant sur les bougies qui parsemaient les fenêtres un vent glacial, nordique. L'homme en Rouge s'est sûrement bien refroidi mais il est passé, lui aussi en amenant son lot de cadeaux et de joie. Le sapin fut comblé, dessus dessous, sans dessus dessous.

            J'aime voir dans cette fête les restes d'une tradition qui s'effrite doucement, comme une ruine délaissée, au bord d'un chemin creux et envahi d'herbes folles. Le commerce et les conventions ont pris le pas sur la simplicité, la joie et le don de soi-même.

           

Pourtant :

 

 

 

Les silences viennent

            Perfides

                        Se changer en musique.

 

 

 

Et :

 

 

 

Dans l'aurore qui pointe

            L'enfant aux yeux rieurs

Sait au creux de son lit

            Les douces envies du matin.

Sans crainte,

            Faisant fi des emballages

Se jette sur les jouets

            Perspective d'une journée d'hiver

 

 

 

            C'est toujours dans ces moments là dans une période qui frise la claustration et qui laisse ses vestiges dans les replis de l'estomac et dans le teint de la peau, jaunâtre, que je suis le plus apte à retourner l'objectif pour regarder à l'intérieur.

 

 

 

 

 

 

Par batist belleau - Publié dans : Pensées
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