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Le temps de lire, de laisser voir, le temps de se poser un instant, un moment, pour laisser, aux mots qui viennent, un espace ouvert
La page qui se froisse
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Le temps de lire, de laisser voir, le temps de se poser un instant, un moment, pour laisser, aux mots qui viennent, un espace ouvert
22 décembre 2006
Je me suis remis hier à travailler sur la chasse est ouverte. Il fallait que je réenregistre les textes car la version précédente était abominable, trop de souffle, trop de bruits parasites. Je suis assez content de ma scession de travail, le résultat est bien meilleur et j’en ai profité pour garder oralement d’autres textes qui feront partie d’un autre projet que j’ai commencé avec Jehan. Je ne sais si ce dernier arrivera à bout.
La chasse commence doucement reprendre forme, nouveau logiciel, nouvelles techniques. Ce qui me ravit c’est que je repars presque à zéro comme si l’année écoulée avait fait disparaître la première version expérimentale et chaotique.
J’ai encore quelques semaines devant moi pour y travailler et j’espère en voir la fin.
Il faut bien commencer un jour. Parfois lorsque le temps est à l’orage ou que la grisaille du ciel contamine peu à peu notre bonne humeur, il est bon de se pencher à l’extérieur de soi-même pour voir si en toute objectivté, les traces du vieillissement et de la sagesse se laissent enfin entrevoir.
C’est comme un miroir qui garde son reflet jalousement par delà les jours, les semaines et les années, un instantané de la vie intérieure quand les miracles de la technologie ne conservent de nous qu’une apparence trompeuse, un sourire forcé qui feront les joies de nos enfants et de nos petits-enfants mais qui nous laisseront qu’un vague souvenir d’une vie passée, et au pire, une profonde mélancolie de se faire remémorer une jeunesse disparue.
Mais voilà les années passent se succèdent inexorablement et emportent avec elles les vestiges de nos pensées tel le vent qui lentement fait disparaître les mots écrits sur le sable.
Si c’est sous le titre de «LA PAGE QUI SE FROISSE» que se trouvent résumées les divagations propres au temps c’est que justement celle-ci ne peut terminer sa vie au fond d’une corbeille.
Alors, pour aujourd’hui et à l’avenir : Que les paroles s’envolent !