La page qui se froisse
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Il faut bien commencer un jour. Parfois lorsque le temps est à l’orage ou que la grisaille du ciel contamine peu à peu notre bonne humeur, il est bon de se pencher à l’extérieur de soi-même pour voir si en toute objectivté, les traces du vieillissement et de la sagesse se laissent enfin entrevoir.
C’est comme un miroir qui garde son reflet jalousement par delà les jours, les semaines et les années, un instantané de la vie intérieure quand les miracles de la technologie ne conservent de nous qu’une apparence trompeuse, un sourire forcé qui feront les joies de nos enfants et de nos petits-enfants mais qui nous laisseront qu’un vague souvenir d’une vie passée, et au pire, une profonde mélancolie de se faire remémorer une jeunesse disparue.
Mais voilà les années passent se succèdent inexorablement et emportent avec elles les vestiges de nos pensées tel le vent qui lentement fait disparaître les mots écrits sur le sable.
Si c’est sous le titre de «LA PAGE QUI SE FROISSE» que se trouvent résumées les divagations propres au temps c’est que justement celle-ci ne peut terminer sa vie au fond d’une corbeille.
Alors, pour aujourd’hui et à l’avenir : Que les paroles s’envolent !