La page qui se froisse
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Noël est passé, sans se presser, en soufflant sur les bougies qui parsemaient les fenêtres un vent glacial, nordique. L'homme en Rouge s'est sûrement bien refroidi mais il est passé, lui aussi en amenant son lot de cadeaux et de joie. Le sapin fut comblé, dessus dessous, sans dessus dessous.
J'aime voir dans cette fête les restes d'une tradition qui s'effrite doucement, comme une ruine délaissée, au bord d'un chemin creux et envahi d'herbes folles. Le commerce et les conventions ont pris le pas sur la simplicité, la joie et le don de soi-même.
Pourtant :
Les silences viennent
Perfides
Se changer en musique.
Et :
Dans l'aurore qui pointe
L'enfant aux yeux rieurs
Sait au creux de son lit
Les douces envies du matin.
Sans crainte,
Faisant fi des emballages
Se jette sur les jouets
Perspective d'une journée d'hiver
C'est toujours dans ces moments là dans une période qui frise la claustration et qui laisse ses vestiges dans les replis de l'estomac et dans le teint de la peau, jaunâtre, que je suis le plus apte à retourner l'objectif pour regarder à l'intérieur.