La page qui se froisse
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Cela commence toujours comme ça,
Je me désèche au bord de la page.
et puis les mots reprennent le dessus inlassablement, sans regarder le monde tourner sans moi, sans prendre le temps de s’arrêter un instant, juste pour rien, assis au bord du chemin.
La délicate intention de percevoir
L’amère couleur du ciel ne peut rien contre cet élan soudain qui me pousse au delà de toute frontière. L’envie de plonger mes mains dans l’océan, de sentir la chaleur âcre du sel sur ma peau et l’acidité du sable se fondre en moi est
Comme une balise souverraine,
toujours une quête que je ne pourrais achever que sur une côte décharnée. J’ai la lumière exsangue, j’ai la fraicheur de l’aube, j’ai les marques insipides, dans le coeur, dans le sang, dans les charmes encore
Pousse sans se soucier
et déclame l’ardente frénésie de savoir qui de ces mots ou de moi est le moins réel. C’est sur les murs en ruines que poussent les feuilles les plus tendres, celles que l’on croque amoureusement comme la chair d’un cou tant attendu
Au fond du réceptacle des idées.
lisse de volupté nacré et de suave sueur. Cela finit toujours comme ça, sur un point suspendu au firmament d’un fil qui, tendu entre deux rives, oscille sous le poids des contretemps.