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batist.belleau

Vendredi 29 décembre 2006

Il faut bien commencer un jour. Parfois lorsque le temps est à l’orage ou que la grisaille du ciel contamine peu à peu notre bonne humeur, il est bon de se pencher à l’extérieur de soi-même pour voir si en toute objectivté, les traces du vieillissement et de la sagesse se laissent enfin entrevoir.

 

 

 

C’est comme un miroir qui garde son reflet jalousement par delà les jours, les semaines et les années, un instantané de la vie intérieure quand les miracles de la technologie ne conservent de nous qu’une apparence trompeuse, un sourire forcé qui feront les joies de nos enfants et de nos petits-enfants mais qui nous laisseront qu’un vague souvenir d’une vie passée, et au pire, une profonde mélancolie de se faire remémorer une jeunesse disparue.

 

 

 

Mais voilà les années passent se succèdent inexorablement et emportent avec elles les vestiges de nos pensées tel le vent qui lentement fait disparaître les mots écrits sur le sable.

Si c’est sous le titre de «LA PAGE QUI SE FROISSE» que se trouvent résumées les divagations propres au temps c’est que justement celle-ci ne peut terminer sa vie au fond d’une corbeille.

 

 

 

Alors, pour aujourd’hui et à l’avenir : Que les paroles s’envolent !

 

 

Par batist belleau
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Vendredi 29 décembre 2006

Ayant trouvé que le précédent site d’hébergement avait une éthique qui laissait à désirer, je passerai sur les détails, j’ai décidé d’un commun accord avec moi-même de changer d’adresse sans pour autant changer le contenu.

Par batist belleau
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Jeudi 4 janvier 2007

Cela commence toujours comme ça,

                        Je me désèche au bord de la page.

 

et puis les mots reprennent le dessus inlassablement, sans regarder le monde tourner sans moi, sans prendre le temps de s’arrêter un instant, juste pour rien, assis au bord du chemin.

                        La délicate intention de percevoir

 

L’amère couleur du ciel ne peut rien contre cet élan soudain qui me pousse au delà de toute frontière. L’envie de plonger mes mains dans l’océan, de sentir la chaleur âcre du sel sur ma peau et l’acidité du sable se fondre en moi est

                        Comme une balise souverraine,

 

toujours une quête que je ne pourrais achever que sur une côte décharnée. J’ai la lumière exsangue, j’ai la fraicheur de l’aube, j’ai les marques insipides, dans le coeur, dans le sang, dans les charmes encore

                        Pousse sans se soucier

 

et déclame l’ardente frénésie de savoir qui de ces mots ou de moi est le moins réel. C’est sur les murs en ruines que poussent les feuilles les plus tendres, celles que l’on croque amoureusement comme la chair d’un cou tant attendu

                        Au fond du réceptacle des idées.

 

lisse de volupté nacré et de suave sueur. Cela finit toujours comme ça, sur un point suspendu au firmament d’un fil qui, tendu entre deux rives, oscille sous le poids des contretemps.  

Par batist belleau
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